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  • Ngoc Minh Lê Duong

De l'absence de communication avec notre prochain


Cette chanson de 1964 exprimait déjà l'évolution d'un monde où les graffitis des métros seraient les versets de nouveaux prophètes.

Puissent ceux qui ont entendu le message et compris le chemin vers l'Eternel, continuer dans la paix de leur coeur.


Minh Lê Duong


Bonsoir obscurité, ma vieille amie, Je suis venue te parler de nouveau Car une vision s'est imposée doucement à moi, A semé ses graines durant mon sommeil Et la vision qui fut plantée dans mon cerveau, demeure encore Dans le son du silence.

Dans mes rêves agités j'arpentais seul, Des rues étroites et pavées Je remontais mon col à cause du froid et de l'humidité Lorsque mes yeux furent blessés par l'éclat lumineux d'un néon, Qui déchira la nuit et atteignit le son du silence

Et dans cette lumière pure je vis, Dix mille personnes, peut être plus Des personnes qui discutaient sans parler, Des personnes qui entendaient sans écouter Des personnes qui écrivaient des chansons qu'aucune voix n'avait encore jamais partagées , Et personne n'osait déranger le son du silence

Idiots, ai-je dit, vous ignorez, Que le silence évolue tel un cancer Ecoutez mes paroles que je puisse vous apprendre, Étreignez-moi que je puisse vous atteindre Mais mes paroles tombèrent telles des gouttes de pluie silencieuses, Et résonnèrent dans les puits du silence

Et ces personnes s'inclinaient et priaient Autour de ce dieu de néon qu'ils avaient créé Et le panneau cligna de son avertissement A travers les mots qu'il formait Et le signe disait : les mots des prophètes Sont écrits sur les murs du métro Et des halls d'immeubles, Et ils murmuraient à travers les sons du silence.

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